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jeudi 26 mars 2009

USA/crise financière/ Barack Obama lance la refondation de la finance américaine

Source: lemonde.fr
Par Yves Mamou
26 mars 2009


Le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner devait présenter jeudi 26 mars devant la Commission des services financiers du Congrès les principales mesures d'un plan de "re-règlementation" du secteur financier. Des fuites organisées par le Trésor permettent de comprendre que le gouvernement américain entend mettre un terme à la liberté d'action des hedge funds (fonds spéculatifs) et en finir avec les Credit Default Swap et autres produits financiers exotiques dont l'accumulation pose aujourd'hui un risque systémique majeur.
Dans un premier temps, le gouvernement n'envisage pas de réforme ou de fusion des organismes de régulation actuels. Si une Autorité de régulation du risque systémique devait être créée, celle-ci sera postérieure à la réforme de la réglementation. La mise en place de ce super-régulateur se fera en coordination avec la commission des finances du Congrès.
L'action première du gouvernement sera de jeter les bases d'une nouvelle réglementation destinée à contrôler les produits financiers nés de l'imagination fertile des banquiers. Le marché des produits dérivés est estimé à 60 000 milliards de dollars (45 000 milliards d'euros) et nul ne sait l'intensité du risque systémique qu'il recèle encore.
Cette surveillance nouvelle des produits passe aussi par une surveillance des acteurs du secteur dérèglementé. Ce sont bien sûr les hedge funds (1 500 milliards de dollars d'actifs gérés en dehors de tout contrôle) qui sont visés, ainsi que les filiales créées par les banques et les compagnies d'assurance pour agir hors réglementation. L'administration Obama presse aussi le Congrès de lui donner les moyens légaux d'agir sur les établissements non bancaires et d'en prendre le contrôle si besoin est. Pour l'instant, le Trésor n'a nationalisé aucune banque alors qu'il en a tout à fait le droit. Comme l'écrit le Washington Post, dans son édition du 26 mars, "l'administration va chercher à imposer des règles communes à tous les acteurs de la finance et des limites significatives à leur liberté d'action".
QUOTAS DE FONDS PROPRES
Les hedge funds et autres fonds d'investissement pourraient ainsi avoir une obligation d'enregistrement auprès de la Securities and Exchange Commission, la commission américaine des opérations de Bourse, dès lors que les actifs qu'ils gèrent dépasseraient un montant à déterminer. Ils seraient également tenus de livrer un flux constant d'informations sur leurs activités et leur exposition au risque de faillite. Ces entreprises financières pourraient se voir imposer des quotas de fonds propres en rapport avec les effets de levier que leurs opérations génèrent et les pertes qu'elles sont susceptibles d'encaisser. Les entreprises qui ne répondraient pas aux nouveaux critères pourraient se voir contraintes de fermer ou de s'adosser à un groupe plus solide.
Toutes ces mesures obligeront à une intense activité législative. Dans un second temps, l'administration Obama envisage de développer une stratégie réglementaire dans trois domaines spécifiques : la protection du consommateur, le ravaudage des carences dans le système de contrôle et la coordination internationale.
L'une des inconnues de ce nouvel acte de la finance américaine est le tempo. Nul ne sait aujourd'hui sur quelle durée le processus s'étalera.
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http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/03/26/barack-obama-lance-la-refondation-de-la-finance-americaine_1172877_1101386.html#xtor=AL-32280184
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vendredi 13 février 2009

L'année de tous les déficits

Par Gérald Fillion, Radio-Canada, 13 février 2009

Il devenait intenable de continuer à maintenir un objectif d'équilibre budgétaire à Québec. Mois après mois, les statistiques confirment un ralentissement majeur de l'économie mondiale, en particulier de celle de notre principal partenaire économique.


Cliquez sur le lien suivant pour lire l'article:
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http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2009/02/13/115122.shtml
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mercredi 4 février 2009

USA/Économie/Obama plafonne la rémunération des PDG d'entreprises bénéficiant de l'aide de l'État

Le Président Barack Obama, annonçant le plafonnement des salaires des dirigeants d'entreprises subventionnées par l'État,
dans le Grand Foyer de la Maison-Blanche, accompagné du secrétaire au Trésor Timothy Geither.
Photo: La Presse Canadienne /AP/Ron Edmonds
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Source: Radio-Canada

«Ce qui dérange les gens - et avec raison - c'est que les dirigeants sont récompensés pour leur échec. Spécialement quand ces récompenses sont financées par les contribuables

— Barack Obama


Le président américain Barack Obama a annoncé, mercredi matin, en compagnie de son secrétaire au Trésor, Tim Geithner, une mesure restreignant la rémunération des dirigeants d'entreprises bénéficiant de l'aide de l'État.

L'administration Obama instaurera ainsi un plafond salarial de 500 000 $US par année pour ces patrons, en plus d'interdire toute rémunération variable additionnelle, sauf pour les dividendes tirés d'un portefeuille d'actions. Ces dividendes pourront être touchés seulement lorsque l'argent emprunté sera remis au gouvernement. De plus, les actionnaires auront un droit de regard sur les salaires des dirigeants.

Les nouvelles dispositions ne s'appliqueront pas aux établissements ayant déjà reçu une aide publique, dans le cadre du plan d'urgence de 700 milliards adopté par l'ancienne administration Bush. Mais l'administration américaine s'attend à ce que les demandes d'aide se multiplient dans le contexte économique actuel, une opinion partagée par de nombreux analystes. Et ces nouvelles demandes pourraient venir d'entreprises ayant déjà reçu des deniers publics.

La nouvelle du versement par la banque Merrill Lynch de 4 milliards de dollars de primes à ses cadres, alors que ses pertes l'ont forcée à accepter une prise de contrôle par Bank of America, avait suscité une vive réaction du président Obama, la semaine dernière.

« Lorsque les contribuables vous aident, vous avez alors une certaine responsabilité de contrôler votre train de vie », a déclaré mardi le président Obama, en entrevue au réseau NBC.

D'ailleurs, le PDG de Bank of America, Kenneth D. Lewis, a obtenu plus de 5 millions de dollars en salaires et primes en 2007. En janvier dernier, Bank of America a demandé et reçu une aide additionnelle de 20 milliards du gouvernement américain pour l'aider à absorber la transaction avec Merrill Lynch.

Le New York Times révélait aussi la semaine dernière que les patrons de Wall Street s'étaient octroyé 18,4 milliards de primes l'an dernier.

« Afin de remettre sur pied le système financier, nous devons restaurer la confiance. Et pour restaurer la confiance, il faut s'assurer que l'argent des contribuables n'est pas utilisé pour financer des primes excessives à Wall Street », a dit le président américain.

Cliquez sur le lien suivant pour en savoir davantage:

//Radio-Canada/« Des PDG obligés de se serrer la ceinture »:
//Début
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2009/02/03/006-USA-salaires-patrons.shtml
//Fin

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